Bang-alors ?

1st day: Beaucoup de français à IIMB. ils sont plutôt très cools. Personne ne sait trop pourquoi il est là, mais ça participe à l’ambiance. Le campus est magnifique, la végétation très dense, sauvage. Beaucoup de moustiques. J’ai assez mal fait ma valise. Mes jambes ne seront pas trop découvertes ici. L’air me rappelle celui de Palenque, temple au milieu de la jungle au Mexique, en considérablement moins chaud. L’humidité et la pollution le rendent suffocant par moment, mais ce genre de ressenti n’est pas ce qui domine. Je suis dépaysée. Certes des souvenirs du quartier indien de Singap ou des rues coloniales de Colombo me reviennent. Parfois je pense à la Chine architecturalement chaotique de Shanghai ou Beijing, voire même à La Paz dont les rues grouillent elles-aussi de déchets parfois improbables. Toutefois, l’Inde paraît assez unique pour ne mériter aucune comparaison. Les 1,2 milliards d’habitants se ressentent et l’explosion de couleurs que mentionne les guides est dure à ignorer.

Quelques heures de sommeil, un délicieux petit-dèj très local (un dosa d’ailleurs, comme ceux de la rue Cail à La Chapelle #vousdevrieztester), une première excursion au supermarché (où j’ai acquis - entre autre - une magnifique descente de lit afin de faire de ma chambre une chambre et non plus une cellule) puis après le déjeuner, grande excursion en ville. 1h30 de bus tant les bouchons étaient denses. Les femmes ont des places réservées devant. Les gens nous fixent. Nous nous sommes alors balladés à 8 - 7 du vol Air France + une nana de l’ESSEC - dans les rues du vieux Bangalore. Rien d’un quartier colonial “carte postale”. Les belles maisons des britons n’ont pas été épargnées par la mondialisation et s’écrasent entre des shoppings mall et autres enseignes internationales : McDo, Adidas, Reebok, Lee Cooper, Bata… Ils y a plein de vendeurs partout. Des femmes en Sari assises en amazone sur des motos. Des enfants de rues qui jouent. Une vache (sacrée). Des rats aussi. Ici, les égouts et bennes à ordures n’existent quasiment pas. Le “rustique” n’est jamais bien loin… Nous sommes rentrés en rickshaw, les filles alternant sur les genoux des garçons. Nous devrions avoir peur, mais il semblerait que l’Inde fasse émerger un certain courage.

N’ayant dormi que 3h la veille, je pensais que je ne ferais pas long feu mais nous avons prolongé la soirée avec une rooftop party improvisée avec tous les exchange students. après nous êtes faits virer par la sécurité, nous sommes allés dans une mini chambre, puis sur le terrain de tennis, dont nous nous sommes aussi faits virer. Après une nouvelle halte, je suis allée ivre avec mes potes de l’AF192 au “snack” ouvert jusqu’à 3h du mat : Fried Egg noodles (pas très indien tout ça). “Ça commence bien ! - l’alcool est interdit sur le campus, “officiellement”.

2nd day: Après une très longue matinée de paperasse (les indiens sont de vrais bureaucrates), j’ai rejoint le fils d’une amie de la mère d’un ami qui vit à SF (dur en bouche, hein ? ;-)) mais qui est né à Bangalore, Brijesh. Il bosse chez Toyota et est venu me retrouver avec une amie d’une petite vingtaine d’année très très cool, Riddhi. Il conduit une Suzuki, vit chez sa mère, porte un diamant à l’oreille et se marre tout le temps. il roule aussi comme un malade, peut-être encore plus que la moyenne. Elle étudie le commerce, ne boit pas, sourit de toutes ses dents très blanches et trouve la nourriture européenne plutôt fade.

Ils m’ont trimballée dans toutes la ville : pour chercher une SIM (4h soi-disant pour s’activer… tu parles elle s’est activé au dîner ajd !), pour déguster des confiseries indiennes (assez bon, moins écoeurant que les pâtisseries orientales. une sorte de pâte d’amande quand même très sucrée)… Puis, nous sommes allés à un bowling vers 17H dans une boîte dans le mall au sous-sol d’un grand hôtel très saoudien/mauvais goût. Je n’avais pas joué au bowling depuis 10 ans au moins. J’ai fait 2 strikes. Trop fière de moi. Je me suis aussi cassée un ongle #fail. Nous avons ensuite mangé italien. Même 2 jours seulement après le départ, c’est agréable de ne pas manger du curry (qu’on nous sert au petit-déj, au déj, au goûter, au dîner, au souper…). Ok, je ne devrais pas oser me plaindre !

Nous avons vaguement abordé la religion. Brijesh se dit religieux. Va au temple tous les jeudis ; il n’a pas su me dire pourquoi le jeudi. Riddhi elle ne va jamais au temple, elle se dit spirituelle mais pas religieuse. Ils ont manqué de s’embrouiller à table à ce propos. Tous deux mangent du boeuf qu’on commence à trouver en Inde. Je leur dis qu’écologiquement ce n’est pas vraiment un progrès… Ils n’ont pas été très convaincus. Choc des cultures :-S

Ils sont drôles (la bonne nouvelle) mais m’annoncent qu’à IIMB, je suis avec les plus gros nerds de toutes l’Inde. Une association étudiante - Sigma - a créé l’email étudiant et le système de mise de point pour le choix des cours. #c’étaitlachute #nocomment #nerdierthannerds

3rd day: Premier jour de cours… pas grand chose à raconter à part que l’accent des profs est un obstacle qui ne semble pas encore très surmontable. Bientôt, j’irai à Hampi, à Mysore, à Cochin. 3 noms que je ne connaissais pas il y a 3 jours.

Je ferai aussi du kart, du paintball. J’irai nager dans des beaux hôtels aussi. #àbangalorecommeàsingap

Je ne sais pas encore trop quoi attendre de ce voyage. J’ai l’impression de mettre ma vie entre parenthèse là où San Francisco m’inspirait l’avancement. Est-ce une bonne ou mauvaise chose ? Ce n’est peut-être même pas vrai. Je me réveille heureuse chaque matin. #allthatmatters

(Source: maarthe)

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